Quels espaces verts entre les immeubles ?

mai, 2008

entre-les-immeubles.jpgCentre social Albatros, avec les associations et les habitants, à Aulnay

Accompagnement de la transformation de deux espaces « vides » :
- création d’un jardin de quartier ouvert sur un terrain communal inexploité, projet émanant d’une demande d’habitants, entre autres comme lieu de rencontre entre générations
- création pilote de jardins familiaux sur le terrain du bailleur, dans le cadre du PRU

Comment les riverains s’investissent sur des espaces verts communs ?


Une belle rencontre…

mai, 2008

qui porte déjà des fruits

Mardi 13 mai, les habitués des jardins du béton accueillent une dizaine de personnes dans leur jardin de Montreuil.

Petit déjeuner, discussions, tour du jardin, arrosage, exposition imprévue, lecture, émotions, déjeuner…

Chacun a quelque chose à partager, un gâteau au chocolat, de la confiture de tomates vertes, des textes, des pommes du marché, des graines à distribuer, une quiche, sa bonne ou sa mauvaise humeur, des souvenirs, des dessins, des projets, le soleil…

Mohamed fait bénéficier de ses connaissances de chimie… du jardin; On échange sur la nature, sur nos origines, sur la vie… entre habitués,
avec Palmiro, animateur du jardin Jupiter à Aulnay,
avec les femmes de la Boissière, qui pour l’occasion exposent autour des arbres, leurs collages, textes, dessins, maquettes… (voir article suivant).

Les courgettes ne sont pas bêtes…

Certains ont déjà cultivé la terre, d’autres n’y connaissent rien et demandent des conseils, plus ou moins techniques…

«Quand tu arroses, tu n’as pas besoin de mouiller les feuilles comme la pluie, il faut arroser au sol, les racines.»
«C’est des mauvaises herbes, mais pourquoi elles n’auraient pas le droit de boire?»
«Les navets et les carottes se font de la concurrence. Des racines qui descendent à la même profondeur…»
«Les radis dans 10 jours, sans produits chimiques?»
«Sans produit chimique de synthèse parce que dans la nature il y en a plein: le purin d’orties (voir l’article TRUC), de prêles… C’est surtout après la guerre que les produits chimiques de synthèse ont explosé.»«… même pas le diable, il en bouffe»
«Les orties avec les fleurs blanches sont gentilles, elles ne piquent pas.»

«Dans mon pays, je cultivais des pommes de terre, des tomates… Mes enfants, ils ne connaissent pas…»
«Vous pouvez revenir, avec les enfants… Ici on fait des plantations, le mardi et le jeudi.»
«Pour arroser on s’organise, il y a plusieurs clés, ceux qui veulent viennent arroser, même le week-end…»

«Pour les plantations ce sont les personnes qui décident ce qu’elles veulent et en général on mange les récoltes tous ensemble. L’année dernière on a eu plein de roquette. C’est une salade très chère et tout le monde repartait avec pour chez eux.»
«Quand on plante nous-mêmes c’est meilleur.»

Pour cette “école au jardin“, Isabelle a apporté un livre comme preuve tangible que l’on est en train d’apprendre… Les images des légumes montrent ce que seront les 3 petites feuilles qui sortent de terre.«L’oranger du Mexique sent presque comme le jasmin en Tunisie!»
«Les potirons c’est comme les giraumons…
On m’a dit va chercher des patates, je ne trouvais pas… je ne savais pas que c’était des pommes de terre…»

«Faire pousser des courgettes en appartement?» «Oui c’est possible. Au lieu de s’étaler, on les fait grimper… Les courgettes ne sont pas bêtes, elles font des petites excroissances en spirales pour s’accrocher, et soutenir les légumes…»

On se demande à quoi servent telles ou telles plantes: «Ça c’est de la sauge. On peut en mettre dans la viande.» «L’absinthe, là je ne sais pas ce que l’on peut en faire, il faudrait chercher si elle a des vertus.» «Les digitales, sont magnifiques, mais toxiques. Elles sont venues toutes seules.»
«Traditionnellement, l’association fleurs et légumes, bien choisie, peut être très positive…»
«Dans les églises autrefois les maçons sculptaient des plantes sur les chapiteaux des colonnes. Ils ne les choisissaient pas au hasard. A côté, il y a des feuilles de chélidoine. Elles symbolisent la vue parce qu’une légende dit que les hirondelles mettaient le jaune de la chélidoine comme du khôl autour des yeux de leur bébé pour qu’ils voient bien. Probablement parce que les gens avaient remarqué que les hirondelles ont leurs petits au moment de la floraison. C’est une jolie histoire alors depuis moi je n’arrache plus la chélidoine dans mon jardin
«On pourrait faire une parcelle du jardinier paresseux avec des topinambours, des cardons… on ne s’en occupe pas, ça pousse, ça fleurit, c’est décoratif…»

Les premiers fruits de cette belle rencontre…

Les femmes reviendront certainement pour jardiner, un mardi ou un jeudi…
• Une fois par mois, on pourrait tester une recette…
ou un atelier cuisine
, par exemple “confiture de tomates vertes“ parce qu’elles ne mûrissent pas toujours ici…
• Le 17 juin, nous allons nous retrouver tous ensemble au parc Jean Moulin les Guilands, pour découvrir le Yi Quan, gymnastique chinoise, en plein air…
• Le 21 juin, nous avons décidé d’organiser une fête de la musique dans le jardin de la cité Myriam, avec une exposition des sculptures d’Isabelle. Et Georges et Mohamed vont écrire une chanson sur le jardin pour l’occasion!
• La journée a donné des idées à Palmiro, qui voudrait inviter tout le monde à Aulnay, pour manger… et bien sûr revenir ici!
• essayer de faire une sortie ensemble aux jardins du fort de l’est, pour voir la diversité des jardins

Et on ne s’arrêtera pas là!


ßêcher dans la bonne humeur…

avril, 2008

Beaucoup de coup de pelles et de bêches
pour débuter le bonheur d’un jardin potager
.
Car la saison veut que nous réalisions un jardin potager.

Attention les personnes que vous pouvez voir sont tous amateurs et
seul Palmiro aura la chance de planter !!!


Un règlement pour l’inauguration!

mars, 2008

Deux règlements, d’intérieur et d’utilisation

Il faut finaliser le règlement avant d’ouvrir le jardin. Marc présente une première version.
D’un côté le règlement intérieur contenant toutes les modalités pratiques de fonctionnement du groupement “d’utilisateurs du jardin Jupiter“ (objectifs, admission, assemblée, gestion)
et de l’autre
un “règlement d’utilisation“, séparé et le complétant, à afficher dans le jardin (utilisation du matériel, gestion des outils, autorisation pour pique-nique et barbecue, interdiction aux 2 roues et animaux).
«Pour le rédiger, j’ai regardé les autres expériences, j’ai réfléchi pour qu’il soit géré d’une manière démocratique. Dans le respect du règlement de base, que ce soit les utilisateurs qui décident ce qu’ils veulent.»
«Mais ça va devenir le foutoir, s’il n’y a pas de leadership?»
«Si une association l’utilise d’une manière qui ne s’accorde pas avec le règlement elle n’aura plus les clés. Et en cas de litige ou pour décider d’arracher certaines plantations par exemple, c’est Palmiro qui tranchera.»
«Le jardin ne doit pas s’arrêter l’été, au moins quelqu’un pour l’arroser?»
«Même pendant les congés il y aura toujours un référent désigné.»
Palmiro et Marc seront les gestionnaires responsables.
«Les clés seront disponibles auprès de l’agent d’accueil en suivant le planning établi ensemble.
et on ajustera à l’usage…»

«Est-ce qu’on doit ajouter d’autres points?»

Pour accueillir habitants et projets

L’ambition est que les habitants du quartier participent, le fréquentent régulièrement ou occasionnellement.
«On pourrait instaurer une assemblée générale ouverte aux utilisateurs tous les mois.»
«Pour que les habitants viennent, progressivement, et pour faciliter l’organisation ce pourrait être un jour fixe, quoi qu’il arrive. Par exemple tous les premiers mercredis de chaque mois de 18 h 30 à 20 h pour que des plus jeunes enfants, en passant par les animateurs et les habitants qui travaillent, tous puissent passer au moins un moment. Si c’est régulier cela peut être affiché dans le jardin avec le règlement d’utilisation et les gens se le diront
«Mais il faut un ordre du jour?»
«ça pourrait être toujours le même ordre du jour pour cette «rencontre mensuel du jardin»: se rencontrer, s’informer, se donner ses idées. Rencontre plutôt que “réunion“ et au moins un sirop de grenadine pour que ce soit convivial.»

Il faudrait donc à ajouter au règlement d’utilisation la date de rencontre et l’ordre du jour systématique.

Partage de l’espace, des récoltes, des idées…

«Est-ce que ça va être divisé par surface? Est-ce que c’est uniquement pour les habitants de Jupiter?»
«On ne va pas diviser la surface par groupe mais plutôt par type d’utilisation: un côté jardinage et un côté jeu.»
«Pour éviter que les plantations empiètent ou vice versa, on pourra faire une délimitation entre la pelouse et le potager avec des sujets peints par les enfants.»

«Pour les récoltes, c’est frustrant si quelqu’un mange les tomates que l’on a fait pousser. Il ne s’agit pas qu’une association se “serve“.» «De toutes les façons cela risque plus d’être mangé par des gens qui ne participent pas au jardin et qui passent par dessus, mais ce n’est pas grave.»
«Avec les récoltes, on pourrait imaginer que le secteur adultes fasse un grand repas collectif.»
«Ou
une dégustation comparative de fraises en les partageant, même coupées en 4, avec celles du marché
«Des fraises il y en a peu de mûres en même temps. Ce qui pousse très bien c’est les mûres, sans épines, comme du chien dent. Ça ne demande pas d’entretien. On a une haie de séparation et tu en profites autant que moi, on fait tous les deux des confitures.»
«Des mûres mais pas de menthe, ou alors en bac. C’est apprécié mais ça envahie tout.
On a de l’expérience avec nos jardins, on peut en faire profiter.»
«Palmiro a prévu de mettre des choses, mais tout le monde peut apporter des idées.»

«On n’a pas besoin de tout mettre dans le règlement (récoltes, partage des espaces…) il faut surtout instaurer du respect.

Motobineuse et cabane pour l’inauguration!

«… ça y est il y a l’arrivée d’eau! Il n’y a plus qu’à louer une motobineuse et installer une cabane et tout ce qui est lourd et pénible aura été fait. Le jardin sera prêt pour que les gens y aient accès, pour la partie agréable!»

« Une motobineuse? Ce n’est pas très grand, ça pourrait se faire à la bêche. Pour certains, le plaisir peut être le côté physique, de se défouler, de bêcher plus que de regarder les fleurs pousser. Il ne faut négliger aucun plaisir, et ne pas penser en fonction de ce qu’on aime faire personnellement.»

«Une cabane. On veut faire un espace irréprochable au plan visuel, cacher les outils… Pour l’instant ils sont rangés dans la réserve, contre la photocopieuse. On doit acheter une cabane, solide et cadenassée, c’est cher. On a prospecté ça varie entre 300 et 2000 €.»
«J’ai vu aux chiffonniers d’Emmaüs à Neuilly plaisance un abri en palette très beau. En récupérant… Avec un animateur bricoleur, ça pourrait être l’occasion d’un atelier sympa et valorisant.»
«En parlant de nuisances, à Jupiter, il y avait plein de pots qui traînaient, j’avais manifesté mon mécontentement et vous les avez retirés, je vous en remercie.»
«Ce qui est navrant, au Zéphyr, c’est les papiers… Il faudrait peut-être qu’ils nettoient.»
«Si ça te chiffonne trop t’as qu’à prendre ton balai!»

Tout le monde se met d’accord sur la date d’inauguration, le plus tôt possible, avant que le jardin prenne véritablement forme pour que chacun puisse trouver sa place.

le samedi 19 avril

«On pourrait dire que ceux qui ont quelque chose à planter peuvent l’amener (rejets, boutures, graines récupérées dans les légumes que l’on mange).»

On vous y attend…


Jupiter, un projet collectif qui attire…

janvier, 2008

différentes structures, différents publics, différents âges, différents usages, ludique, pédagogique, pratique, social: un jardin pour triturer la matière, faire pousser des légumes pour une soupe commune, découvrir des senteurs, apprendre, être sur de l’herbe, écouter des histoires…

Comment partager l’espace et le temps, selon les attentes de chacun?

pour le comité d’animation (retraités bénévoles)
un espace extérieur propre et préservé pour jouer, goûter…

pour les animateurs de rue (du centre social)
un lieu autre pour des ateliers éducatifs périscolaires, pour construire un projet particulier…

pour l’animateur jardinage (attaché au lieu)
un outil pédagogique pour amener à être autonome, faire des choses en commun
avec des groupes de femmes, d’enfants…

pour la bibliothèque (qui développe un rayon jardinage)
un espace complémentaire pour des allers/retours entre approche concrète et recherches en salle, pour faire sortir les livres, organiser des lectures publiques…

Quelques propositions

Etre ouvert à tout ce qui est «nature», ne pas se restreindre au jardinage

Imaginer un décor «Il était une fois au jardin Jupiter…» pour ne pas se sentir dans le quartier

Laisser un livre, sélectionné par rapport au thème, pour qu’il voyage dans la cité…

Regarder ce qui se fait ailleurs (plateforme d’autoproduction en logique coopérative et anti-consumériste, fiches projets d’expériences à partager, atelier cuisine…)

Penser aux enfants allergiques en plantant des arbres «doux»

Et prochaine étape: élaborer un règlement commun

Se retrouver ensemble pour définir un mode de fonctionnement, un règlement et un tableau de plages horaires accessibles (compréhensibles et visibles).

A suivre…